Inconscient et langage

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Jean-Jacques Pinto

Publications et recherches de Jean-Jacques Pinto sur les relations entre inconscient et langage, ainsi qu'entre psychanalyse et linguistique.

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Propositions doctrinales tirées de l’Œuvre claire (Jean-Claude Milner)

Par Jean-Jacques Pinto :: 22/05/2006 à 14:57 :: Epistémologie


En attendant le résumé du livre de Jean-Claude Milner : L’Œuvre claire (Paris : Seuil. 1995), voici les Propositions doctrinales énoncées par l'auteur à partir du chapitre II.

Propositions doctrinales

CHAPITRE II : Le doctrinal de science

A. Axiome du sujet :

  • 'il y a quelque sujet, distinct de toute forme d'individualité empirique'.
  • B. Hypothèse du sujet de la science :

  • 'la science moderne, en tant que science et en tant que moderne, détermine un mode de constitution du sujet'.
  • C. Définition du sujet de la science :

  • 'le sujet de la science n'est rien hormis le nom du sujet, en tant que, par hypothèse, la science moderne en détermine un mode de constitution'.
  • D. Freud demande :

  • 'que doit être la psychanalyse pour être une science qui soit conforme au modèle ?'.
  • E. Freud a une théorie transversale de la science, réponse à la question :

  • 'pourquoi y a-t-il de la science plutôt que pas de science du tout ?'.
  • F. Lacan met de la prudence à répondre à la question :

  • 'pourquoi y a-t-il de la psychanalyse plutôt que pas de psychanalyse du tout ?'.
  • G. Théorèmes de Kojève :

  • (i) 'il y a entre le monde antique et l'univers moderne une coupure';
  • (ii) 'cette coupure tient au christianisme'.
  • H. Théorèmes de Koyré :

  • (i) 'il y a entre l'epistèmè antique et la science moderne une coupure';
  • (ii) 'la science moderne est la science galiléenne, dont le type est la physique mathématisée';
  • (iii) 'en mathématisant son objet, la science galiléenne le dépouille de ses qualités sensibles'.
  • I. Hypothèse de Lacan :

  • 'les théorèmes de Koyré sont un cas particulier des théorèmes de Kojève'.
  • J. Lemmes de Lacan :

  • (i) 'la science moderne se constitue par le christianisme, en tant qu'il se distingue du monde antique';
  • (ii) 'puisque le point de distinction entre christianisme et monde antique ressortit au judaïsme, la science moderne se constitue par ce qu'il y a de juif dans le christianisme';
  • (iii) 'tout ce qui est moderne est synchrone de la science galiléenne et il n'y a de moderne que ce qui est synchrone de la science galiléenne'.
  • K. Cartésianisme radical de Lacan :

  • 'si Descartes est le premier philosophe moderne, c'est par le Cogito',
  • 'Descartes invente le sujet moderne';
  • 'Descartes invente le sujet de la science';
  • 'le sujet freudien, en tant que la psychanalyse freudienne est intrinsèquement moderne, ne saurait être rien d'autre que le sujet cartésien'.
  • L. Si l'on admet que la proposition négative 'la conscience de soi n'est pas une propriété constitutive de la pensée' se sténographie du nom inconscient, on obtient le théorème :

  • 's'il y a de la pensée dans le rêve, il y a un inconscient'.
  • M. On obtient du même coup le lemme :

  • 'le rêve est la voie royale de l'inconscient'.
  • N. Et la définition qui se déduit du théorème et du lemme :

  • 'affirmer qu'il y a de l'inconscient équivaut à affirmer ça pense'.
  • O. Lacan ajoute seulement la proposition, tirée de Descartes et étendue à Freud :

  • 's'il y a du penser, il y a quelque sujet'.
  • P. Premier discriminant de Koyré :

  • 'est galiléenne une science qui combine deux traits : l'empiricité et la mathématisation'.
  • Q. Second discriminant de Koyré :

  • 'étant admis que tout existant empirique est traitable par quelque technique et que la mathématisation constitue le paradigme de toute théorie, la science galiléenne est une théorie de la technique et la technique est une application pratique de la science'.
  • R. Propositions qui se tirent à la fois de Freud et de Lacan :

  • 'le Moi a horreur de la science';
  • 'le Moi a horreur de la lettre comme telle';
  • 'le Moi et l'imaginaire sont gestaltistes';
  • 'la science et la lettre sont indifférentes aux bonnes formes';
  • 'l'imaginaire comme tel est radicalement étranger à la science moderne';
  • 'la science moderne, en tant que littérale, dissout l'imaginaire'.
  • S. La nature de la coupure discursive se détermine ainsi :

  • 'dire qu'il y a coupure entre deux discours, c'est seulement dire qu'aucune des propositions de l'un n est synonyme d`aucune des propositions de l'autre'.
  • T. Entre deux discours réellement différents, il n'y a d'autre relation que de coupure, mais la coupure n'est que le nom de leur différence réelle. La conclusion s'impose :

  • 'une coupure n'est pas fondamentalement chronologique'.
  • U. On peut la dire autrement, en généralisant sa portée :

  • 'la théorie des discours est une antihistoire'.
  • V. Le doctrinal de science se révèle reposer sur un lemme caché :

  • 'le discriminant de Koyré et le discriminant de Popper sont synonymes, à condition qu`on les saisisse du point de la contingence'.
  • W. L'univers, comme objet de la science et comme objet contingent, est infini intrinsèquement :

  • 'l'infini de l'univers est la marque de sa contingence radicale'.
  • X. C'est donc en lui et non pas hors de lui qu'on doit trouver les marques de cette infinité. La thèse moderne par excellence se dira donc :

  • 'la finitude n'existe pas dans l'univers'.
  • Y. Et comme rien n'existe que dans l'univers, elle se dit aussi :

  • 'la finitude n'existe pas'.
  • Z. Car :

  • 'il n'y a rien qui soit hors univers'.
  • Z'. Le lemme moderne tient que la finitude n'existe pas et la psychanalyse suit ce lemme. Elle en donne même une version spécifique :

  • 'en tant qu'elle est une marque de finitude, la mort n est rien dans l'analyse';
  • ou : 'la mort ne compte dans l'analyse qu'en tant qu'elle est une marque d'infinité';
  • ou : 'la mort n'est rien, sinon l'objet d'une pulsion'.


  • CHAPITRE III : Le premier classicisme lacanien

    A. thèse de Barthes :

  • 'la Littérature est intrinsèquement moderne'.
  • B. hypothèse de L. Althusser :

  • 'l'univers de la science moderne est coextensif au marché mondial'.
  • C. Foucault ne suppose que l'affirmation d'existence

  • 'il y a des coupures'.
  • D. Le doctrinal de science se reformule :

  • 'la coupure entre epistèmè et science moderne est une coupure majeure'.
  • E. le dispositif du doctrinal de science repose sur un axiome d'existence supplémentaire :

  • 'non seulement il y a des coupures, mais il y a des coupures majeures '.
  • F. Foucault a son axiomatique doctrinale

  • ('il n'y a pas de coupures majeures'),
  • en la corrigeant d'une proposition pratique au sens kantien du mot :

  • 'il y a telles circonstances qui, l'instant d'une passion, font effet de coupure majeure et de Repère'.
  • G. théorème de Staline (avec sa réciproque) :

  • 'il y a des changements de l'infrastructure qui n'entraînent pas de changements dans la langue; il y a des changements dans la langue qui ne dépendent pas de changements dans l'infrastructure'.
  • H. reformulation du théorème de Staline :

  • 'la langue est immune aux coupures majeures' (ou, dans un langage politique : 'la langue est immune aux révolutions').

  • H'. Lemme de Staline :

  • 'la langue, en tant que forme, est le repère qui permet de constater les coupures majeures'.
  • I. Foucault. La loi des discours se ramène à une seule :

  • 'il y a des discontinuités', ou 'I'on doit dire non aux synonymies'.

  • I'. Reprise de l'équation des sujets :

  • 'la praxis de la psychanalyse est interprétation ; le sujet que requiert la psychanalyse en tant qu'elle interprète est le sujet que requiert la science en tant qu'elle se constitue par une coupure majeure ; toute coupure majeure a la structure d'une interprétation'.

  • * Galiléisme étendu de Lacan : "Plus extensif que le premier, mais aussi plus rigoureux, il s'autorise d'une mathématique enfin menée à son littéralisme absolu"

    J. la linguistique structurale repose sur trois thèse minimalistes :

  • un minimalisme de la théorie : une théorie se rapprochera d'autant plus de l'idéal de la science qu'elle s'imposera, pour une puissance descriptive  maximale, d'user d'un nombre minimal d'axiomes et de concepts initiaux ;
  • un minimalisme de l'objet : on ne connaîtra une langue qu'en s'imposant d'y considérer seulement les propriétés minimales qui en font un système, décomposable en éléments eux-mêmes minimaux ;
  • un minimalisme des propriétés : un élément d'un système a pour seules propriétés celles qui sont déterminées par le système.
  • J'. le structuralisme en linguistique peut s'exprimer ainsi :

  • 'on connaîtra le langage (une langue naturelle donnée) en s'imposant de le considérer uniquement comme une chaîne'.
  • J''. forçage de Lacan :

    Le nom de signifiant est certes repris de Saussure, mais il s'en écarte, puisqu'il est arraché au couplage symétrique signifiant/signifié où Saussure l'insérait. Il énonce donc deux propositions divergentes :

  • La linguistique est réinterprétée, sinon détournée

  • Moyennement cette réinterprétation, il est prouvé qu'à partir de la linguistique une analyse structuraliste et légitime pour d'autres objets que la langue.

    K. conjecture hyperstructurale de Lacan :

  • 'la structure quelconque a des propriétés non quelconques'.
  • L. théorie de la structure quelconque. Soit un théorème provisoire :

  • 'la structure minimale quelconque contient en inclusion externe un certain existant distingué, qu'on appellera le sujet'.
  • M. De la conjecture hyperstructurale et de la théorie de la structure quelconque suit une thèse, qu'on peut appeler l'hypothèse du sujet du signifiant :

  • 'il n'y a de sujet que d'un signifiant'.
  • N. Étant admis par ailleurs l'hypothèse du sujet de la science, l'équation des sujets est une conséquence automatique :

  • 'le sujet de la science, le sujet cartésien, le sujet freudien, s'ils sont des sujets, ne peuvent être que le sujet d'un signifiant; ils ne font et ne peuvent faire qu'un'.
  • O. Le sujet freudien, c'est-à-dire le sujet capable d'inconscient, peut et doit être institué comme sujet d'un signifiant : il faut et il suffit pour cela que l'inconscient soit pensé comme une chaîne, ce qu'assure le logion

  • 'l'inconscient, structuré comme un langage'.
  • P. Le sujet de la science mathématisée peut et doit être institué comme sujet d'un signifiant : il faut et il suffit pour cela que la mathématique soit pensée comme la forme éminente du signifiant, disjoint de tout signifié, ce que permet le galiléisme étendu :

  • le logion « la mathématique du signifiant » (Écrits, p. 861) est réputé propre à caractériser toute science et doit se lire réversiblement — le signifiant est intrinsèquement mathématique, la mathématique est intrinsèquement du signifiant.
  • Q. le programme des Cahiers pour l'Analyse se dit :

  • 'l'hypothèse du sujet du signifiant n'est pas seulement une conséquence de la conjecture hyperstructurale; elle en est la conséquence majeure'.
  • ou :

  • 'la conjecture hyperstructurale est la forme moderne de la question transcendantale'.
  • Il se dit aussi :

  • 'le sujet du signifiant est le sujet métaphysique moderne'.
  • Il se dit enfin :

  • 'que peut et doit une métaphysique moderne ?'.
  • R. Le premier classicisme a pour monument majeur les Écrits.

  • Il constitue le développement progressif et presque systématique du programme articulé dans le discours de Rome, en 1953.
  • Il appuie l'hypothèse hyperstructurale sur l'évidence supposée des structuralismes, comme formes contemporaines d'un nouveau galiléisme;
  • ce dernier est à considérer lui-même comme une extension du galiléisme strict; cette extension maintient ou plus exactement épure l'équation des sujets et l'hypothèse du sujet de la science qui en est le pivot.
  • Ses parties constituantes sont à présent claires :

    — le doctrinal de science inclut spécifiquement l'hypothèse du sujet de la science ;

    — le galiléisme invoqué dans le doctrinal prend une forme particulière, fondée sur une extension de la notion de mathématisation et sur une extension de l'univers à des objets non proprement naturels; c'est le galiléisme étendu ;

    — le galiléisme étendu inclut la psychanalyse, moyennant le logion 'I'inconscient est structuré comme un langage', mais ce logion lui-même requiert la conjecture hyperstructurale ;

    — la conjecture hyperstructurale, en tant que théorie de la structure quelconque, et en tant que cette théorie inclut l'émergence du sujet, est un mode de résolution de l'hypothèse du sujet de la science; de ce fait, elle s'articule à l'axiome du sujet, homonyme et éventuellement synonyme de la métaphysique classique.

    S. L'édifice est majestueux, mais instable.


    CHAPITRE IV : Le second classicisme lacanien

    A. Le bourbakisme affirme trois choses, touchant la mathématique :

    (1) elle est autonome à l'égard de la science galiléenne ;

    (2) I'essence n'en est pas la quantité; elle peut donc s'étendre à des objets non quantitatifs ;

    (3) il y a une logique mathématique.

    B. Or, Koyré suppose exactement le contraire :

    (1') quoi qu'elle soit pour elle-même, la mathématique est considérée seulement comme la servante de la mathématisation ;

    (2') elle est à entendre au sens étroit qui seul, aux yeux de Koyré, intéresse la science moderne : la quantité ;

    (3') il n'y a pas de logique mathématique (cf. Épiménide le Menteur).

    C. La fonction et la forme du mathème chez Lacan se trouvent déterminées par deux affirmations :

    a) le mathème assure la transmissibilité intégrale d'un savoir ;

    b) le mathème se conforme au paradigme mathématique.

    D. Affirmer (a), c'est en fait affirmer des propositions du type :

  • 'il n'y a pas de maîtres', ou :
  • 'il n'y a pas de disciples', ou :
  • 'il n'y a pas de sagesse', ou :
  • 'il n'y a ni Parole ni Présence',
  • 'il n'y a pas de sagesse au-delà du savoir'.
  • E. Ces exclusions sont le propre de l'univers moderne. Cela se comprend mieux si l'on combine (a) et (b). Par cette combinaison s'obtient la thèse sous-jacente :

  • 'la mathématique est le paradigme de la transmissibilité intégrale'.
  • F. 'Je ne suis pas un maître, j'en occupe la position', voilà donc les conclusions que Lacan n'a pas pu ne pas tirer pour lui-même au moment ou se déploya le plus complètement le dispositif de sa mathématisation.

    G. Là ou la mathématique prébourbakiste s'autorisait de la cohérence rationnelle, venue des Grecs, Bourbaki s'autorise de la seule consistance littérale. Mais il la répute homogène à la précédente.

  • Lacan, s'appuyant sur l'hyperbourbakisme, donne un tour supplémentaire au garrot : y eût-il consistance littérale, elle ne laisserait pas d'être imaginaire, parce que toute consistance est toujours variante du lien; mais il n'y a pas de consistance littérale, parce que la littéralité n'est pas de l'ordre de la consistance.
  • H. le nœud est dit « le meilleur support que nous puissions donner de ce par quoi procède le langage mathématique ». Trois propositions sont ainsi avancées :

  • Premièrement, le mathématique dont se soutient le mathème est le mathématique détaché de la déductivité, laquelle est réputée tout à la fois acquise et sans portée : c'est ce que signifie l'incise « une fois qu'il est suffisamment repéré quant à ses exigences de pure démonstration »; on se trouve ici au cœur du second classicisme.

  • Deuxièmement, le mathématique, disjoint de la déductivité, consiste en un littéral pur : le maniement des lettres, et non le commentaire parlé, qui ramène aux chaînes de raisons.

  • Troisièmement, de ce mathématique-là, c'est le borroméanisme qui est le support, puisque le borroméanisme n'est rien de plus et rien de moins que ceci : il suffit qu'un rond ne tienne pas pour que les autres se dispersent, or, cette propriété est jugée le meilleur et peut-être le seul analogue de la propriété définitoire du littéral comme tel.
  • I. L'équation des sujets identifiait le sujet de la science et le sujet sur quoi opère la psychanalyse : ils ne faisaient qu'un, parce qu'ils ne faisaient qu'un avec le sujet du signifiant; par l'hypothèse de Lacan on comprend que l'expression « sujet sur quoi opère la psychanalyse » est à dédoubler :

  • il y a l'individu affecté d'un inconscient, que rencontre la pratique analytique en ce qu'elle a de plus technique

  • et il y a le sujet tel que la théorie de la structure quelconque le définit : c'est le sujet d'un signifiant.

  • Il n'y a pas deux sujets qui ne font qu'un, mais un seul sujet et un individu qui, radicalement distinct du sujet, coïncide avec lui.

  • Dire cela, c'est dire que la distinction est irréductible et qu'être le même signifie être l'Autre.
  • J. On voit la doctrine :

  • Prémisse 1 : 'le sujet de la science est le sujet d'un signifiant' (hypothèse du sujet du signifiant, formulée par le premier classicisme, maintenue dans le second).
  • Prémisse 2 : 'le sujet d'un signifiant coïncide avec un individu affecté d'un inconscient' (hypothèse de Lacan, formulée seulement dans le second classicisme).
  • Prémisse 3 : 'la psychanalyse dans sa pratique opère sur un individu affecté d'un inconscient' (hypothèse fondatrice de Freud).
  • Conclusion : 'la psychanalyse dans sa pratique rencontre par coïncidence un sujet'.
  • K. 'le signifiant ne pense pas'

    L. 'il y a mutuelle exclusion entre la philosophie et le mathème de la psychanalyse'.

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